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YENNAYER

 
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fanfan
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MessagePosté le: Mar 12 Jan, 2016 16:51    Sujet du message: YENNAYER Répondre en citant

Assegas Ameggaz 2966

► HISTOIRE DU NOUVEL AN BERBÈRE « YENNAYER »
Le nouvel an berbère ‘’Yennayer’’ signifie rendre justice à la mémoire et à la culture berbère en tant qu’affluents primordiaux parmi d’autres caractéristiques de l’identité nord-africaine. Le jour de l’An berbère coïncide avec le 12 janvier du calendrier grégorien qui correspond, en 2016, à l’an 2966 du calendrier berbère. Il a la particularité d’être fêté par toutes les populations berbérophones de l’Afrique du Nord. Yennayer s’est taillé contre vents et marées une place éminente au sein de cette nation pour s’imposer comme principe identitaire et fédérateur inéluctable sans pourtant bénéficier d’une reconnaissance officielle pour affirmer son indépendance.
►Les origines mythiques de Yennayer
Le calendrier berbère débute en 950 avant J.-C. lors de la fondation de la XXIIème dynastie égyptienne par le chef militaire berbère, le roi « Chacnaq 1er » (sheshonq), où il fût intronisé pharaon d’Egypte. Une nouvelle féodalité prit pied en Egypte. L’an zéro amazigh se réfère donc à cette date historique. Il réunifia l’Égypte, puis envahit la Palestine pour s’emparer, à Jérusalem, de l’or et des trésors du temple de Salomon.
Un événement parmi les plus anciens attestés par les premiers textes bibliques. Yennayer prend, cependant, toute sa dimension dans la relation qui l’unit au travail de la terre, le cycle des saisons, célébrés par des rites et coutumes qui témoignent d’une communion étroite entre les éléments naturels, le monde des morts et des vivants, que l’on qualifierait aujourd’hui de fusionnelle.
► Yennayer symbole de profusion et de prospérité
Yennayer symbolise le premier jour du calendrier agraire en usage depuis l’Antiquité en Algérie et à travers le reste de la Numidie. Appelé aussi, dans certaines régions, « ras el-aâm« , (La tête de l’an amazighe), il est célébré le 12 ou le 13 janvier de chaque année. Yennayer est aussi une journée qui fait partie de la période la plus froide de l’année allant du 13 décembre au 22 janvier. La coutume veut que l’occasion soit marquée en priant les forces divines de fertiliser la terre, source d’opulence et de prospérité.
La plupart des berbères étant sédentaires, la vie quotidienne est rythmée par les travaux de la terre. Yennayer est donc symbolisé par sa relation avec ces besognes et les cycles des saisons qui sont célébrés par des rites et coutumes selon les spécificités de chaque région et qui témoignent d’une communion étroite et harmonieuse entre tous ces éléments naturels. Ceci nous amère à dire que le calendrier Berbère est d’essence agraire.
► Calendrier Berbère « Yennayer »
Yennayer est une fête que tous les berbères nord-africains célèbrent. Qu’on l’orthographie yennayer, ennayer, yannayer ou yannayr, ce terme est certifié aussi bien parmi les divers parlers berbères qu’en arabe vernaculaire nord-africain, dans les régions du Nord comme dans les zones désertiques sahariennes. Cette unité remarquable d’un bout à l’autre de l’Afrique du Nord pousse à s’interroger sur les origines de la présence de ce vocable dans la région.
A chaque calendrier existe une répartition propre. A cet effet, on retrouve, le calendrier lunaire appelé aussi le calendrier Hégirien ; le calendrier luni-solaire, appuyé par un 3ème mois pour coïncider avec les saisons. Les calendriers solaires, quant à eux, sont fondés sur la révolution de la terre autour du soleil. Parmi ceux-ci, nous citerons le calendrier julien institué sous le règne de Jules César.
Le calendrier julien est ainsi nommé du fait de son officialisation à Rome par Jules César, en l’an 45 avant Jésus-Christ. Inventé par l’astronome et philosophe grec Sosigène d’Alexandrie et s’inspirant partiellement de l’antique calendrier égyptien, ce calendrier organise l’année civile en tentant de l’identifier à la seule année tropique (ou année solaire).
Le calendrier julien est le premier calendrier construit selon une méthode scientifique basée sur une observation fine de l’écliptique solaire. Il constitue la base de ce qui est aujourd’hui connu comme « calendrier universel » ou « calendrier grégorien », né d’une réforme de ce calendrier julien par le pape Grégoire XIII, le 4 octobre 1582. Officialisé à Rome en remplacement de l’ancien calendrier romain, le calendrier julien se voit naturellement doté de noms de mois et de jours en langue latine. Ce sont ces noms que l’on retrouve encore presqu’à l’identique en Afrique du Nord, tant en berbère qu’en arabe. Ainsi, par exemple, Yennayer correspond au mois d’Ianiarius (janvier), Abril à Aprilis (avril), Sutambar à September (septembre) ou Dujember à December (décembre). Le fait que les calendriers nord-africains fassent débuter l’année solaire par le mois de Yennayer est une indication supplémentaire de leur origine latine. En effet, les Romains faisaient débuter l’année par Ianiarius, mois dédié au dieu Ianus, divinité des seuils, particulièrement appropriée pour symboliser l’année nouvelle.
Comme on le sait, Rome projeta sa puissance en Afrique dans le cadre d’une politique d’extension impériale et de colonisation. Cette domination romaine se prolonge pendant cinq siècles jusqu’à la prise de Carthage par le roi vandale, Genséric (439 après J.-C.). On comprend donc pourquoi la présence de Yennayer et du calendrier julien en Afrique du Nord constitue un héritage direct de la période romaine. De fait, il existe en Afrique du Nord des traces anciennes de la célébration, pendant cette période, de la fête du Nouvel An romain, appelée « calendes de Janvier ». Il s’avère donc que durant plusieurs siècles d’occupation romaine, les fêtes d’Ianiarus, ancêtre de Yennayer, ont été célébrées en Afrique du Nord.
Jusqu’au VIème siècle, certaines régions berbères, si ce n’est l’immense majorité, se référaient au calendrier julien. Mais lors de l’envahissement de la Numidie par les Arabes, la rupture s’est annoncée. Le calendrier agricole arabe a pris la place du calendrier julien. Une nouvelle conquête politique et idéologique, l’Islam, bouleverse toutes les habitudes et apporte un système de croyance inédit auquel va progressivement adhérer la majorité de la population. Les conquérants musulmans amènent avec eux un nouveau calendrier liturgique et civil : le calendrier dit « de l’Hégire » (dont l’an 1 correspond à l’an 622 de l’ère chrétienne) ou « calendrier musulman ». Exclusivement lunaire, ce calendrier comprend 12 mois et 354 jours (355 tous les 10 ans). Ce calendrier est déconnecté du rythme de saisons, qui dépendent du soleil.
Le premier jour et premier mois de l’année sont appelés Muharram. Aujourd’hui, les fêtes de l’Achoura (taâchurt en berbère), de l’Aïd al Fitr (lεïd amezyan) ou de l’Aïd al Adha (lεïd amqran), calculées selon le calendrier musulman, sont – tout comme Yennayer – célébrées dans toute l’Afrique du Nord. Dans l’état actuel des connaissances, les différents écrits des érudits arabes des premiers siècles de la conquête de l’Afrique du Nord ne mentionnent ni calendrier julien, ni Ianiarius, ni Yennayer.
►Les rites : croyances et superstitions
La célébration du premier jour de l’an (Amenzu Yennayer), en région berbère, obtient une notoriété au point d’être qualifiée de solennité communautaire, tel Achoura. Le repas, préparé pour cette célèbre fête, est assez luxuriant et différent du quotidien. Les rites sont effectués d’une façon symbolique. Ils sont destinés à écarter la famine, prédire l’avenir et accueillir chaleureusement les forces invisibles auxquelles croyaient les berbères. Pour la préparation du « dîner de Yanayer« , les berbères utilisent la viande de la bête sacrifiée (asfel), souvent de la volaille, mélangée parfois à la viande séchée (achedluh) pour agrémenter le couscous, élément fondamental de l’art culinaire berbère. A cela s’ajoute la préparation des beignets (lesfendj, tihbal, lekhfaf) ou des crêpes (acheddour, tighrifine, achebbadh). D’une région à l’autre, les noms donnés aux plats sont différents. Le souper de l’année est un signe qui fait appel à l’abondance alimentaire. Il est inconvenant pour l’une ou l’autre famille de montrer des signes d’aisance. Tout le monde doit être sur le même pied d’égalité que son prochain.
Le carnaval y trouve aussi une place importante. Des enfants se promènent dans les rues du voisinage, portant un costume conçu spécialement pour l’occasion et un masque fabriqué à base de citrouille. Le chef du groupe est appelé Bou âfif, qui a la valeur du Père Noël.
Le dîner de Yennayer se poursuit tard dans la nuit et la satiété est de rigueur. C’est même malveillant pour la maîtresse de la maison de ne pas se rassasier. Il est aussi un repas de communion. Il se prend en famille. On réserve la part des filles mariées absentes à la fête. On dispose autour du plat commun des cuillères pour signaler leur présence. À travers les génies gardiens, les forces invisibles participent au festin par des petites quantités déposées aux endroits précis : le seuil de la porte, le moulin de pierre aux grains, le pied du tronc du vieil olivier, etc. La place du métier à tisser doit être impérativement enlevé à l’arrivée de Yennayer. Sinon les forces invisibles risqueraient de s’emmêler dans les fils et s’irriteraient. Ce qui est mauvais pour les présages.
►Aujourd’hui, absorbées par la religion musulmane, on atteste d’un Islam tolérant qui particularise la majorité de la population nord-africaine. Chaque région et pays, sans distinction d’appartenance ethnique et dans toute sa diversité linguistique, exprimeront toute la dimension sociale, économique et politique de cet événement enraciné depuis des siècles au plus profond de la société berbère.
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donquichote
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MessagePosté le: Mer 13 Jan, 2016 14:05    Sujet du message: Répondre en citant

Merci pour ces informations fanfan

et Assouggas Ameggaz à tous Wink
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fanfan
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MessagePosté le: Mer 13 Jan, 2016 19:56    Sujet du message: Répondre en citant

Very Happy
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